Allocution de Claude LISE, élu Président du Conseil Général de la Martinique.
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Je veux d’abord, bien entendu, remercier toutes les collègues et tous les collègues qui ont porté leur suffrage sur mon nom. Tout particulièrement ceux qui m’expriment ainsi une confiance renouvelée. Ceux qui, parmi vous, ont contribué à ma première élection à la tête de cette assemblée, en 1992, ceux qui m’ont exprimé leur confiance également lors des renouvellements de 1994, 1998 et 2001. J’y vois, évidemment, la reconnaissance de la qualité du travail accompli, depuis une douzaine d’années, sous ma responsabilité et sous mon impulsion. Mais je n’ai garde d’oublier que si mérites il y a, ils sont à partager avec tous ceux qui ont apporté à ce que nous avons réalisé ici, au service des Martiniquais, leur précieuse contribution. Je pense bien sûr aux membres de la majorité que nos compatriotes viennent de choisir de renforcer mais également à tous les collègues qui, en dehors de la majorité, se sont attachés à prouver qu’une opposition peut être constructive. |
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Vous me permettrez, cela dit, de saluer maintenant celles et ceux qui font leur entrée dans cette assemblée et de leur souhaiter la plus cordiale bienvenue. |
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Il s’agit :
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Ce renouvellement contribue à un certain rajeunissement de notre assemblée et vous comprendrez que je tienne aussi à souligner qu’il permet l’entrée, à l’Assemblée départementale, de deux nouvelles élues femmes. Deux seulement, mais deux de plus. Geneviève CHANTEUR et Catherine CONCONNE rejoignent, en effet, dans cet hémicycle, Christiane BAURAS, Jenny DULYS, Josette MANIN et Claire TUNORFE-LESDEMA. Avec leur arrivée, la représentation féminine, au sein de notre assemblée, passe de 9 à 13 %. Elle est certes encore minoritaire, mais elle connaît une progression régulière. Une progression qui indique que, de ce point de vue, la vie politique et, plus largement, la société martiniquaises sont sur la voie d’une véritable modernisation. Vous me permettrez également, chers collègues, et en votre nom à tous, de rendre hommage aux conseillers généraux qui ont quitté cet hémicycle à l’occasion de ce renouvellement ; de leur rendre hommage pour s’être dévoués, pendant plusieurs années, au sein de cette assemblée, à la défense des intérêts de leur canton et des intérêts de l’ensemble de la Martinique, chacun avec ses convictions propres. |
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Au seuil de cette mandature, et quelle que soit votre appartenance politique, je veux vraiment vous souhaiter d’exercer vos fonctions dans les meilleures conditions. Je souhaite que, chacune et chacun, nous ayons à cúur de prendre toute notre part aux travaux de cette assemblée ; que, surtout, nous le fassions en restant fidèles à l’esprit qui caractérise son fonctionnement depuis plusieurs années. Celui qui nous porte à privilégier, autant que possible, le débat constructif et responsable, à garantir le respect des opinions de chacun et à agir constamment avec la conscience des attentes de nos compatriotes à l’égard d’une collectivité comme la nôtre. Une collectivité qui intervient dans toute une série de domaines ; une collectivité qui intervient, pour tout dire, dans quasiment tous les domaines de la vie quotidienne des Martiniquais. Une collectivité dotée, par ailleurs - il faut tout de même le souligner , du budget le plus important de toutes les collectivités locales de Martinique. C’est plus de 446 millions d’euros pour 2004, c’est-à-dire près de 3 milliards de francs. |
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Le Conseil général, de par la diversité de ses compétences, de par l’importance des moyens humains, matériels et financiers dont il dispose, est investi, vous le voyez, d’un devoir d’efficacité et de performance au service des Martiniquais. De par ses compétences et ses moyens, il est appelé à relever tout à la fois le défi de la proximité, de l’action au plus près des préoccupations des citoyens et, en même temps, le défi qui lui commande de contribuer, de manière déterminante, à la mise en oeuvre du développement durable et solidaire de la Martinique. |
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Nous devons d’autant plus le faire que, nous le savons, dans un contexte économique et social difficile, la demande de nos compatriotes est de plus en plus forte, les exigences, l’attention et, je dirais, la lucidité des citoyens à l’égard de l’action de leurs représentants sont de plus en plus aiguës. L’action qu’ensemble, nous avons menée ces dernières années, au service de la Martinique, a vraiment été, je le crois, inspirée par le souci de tenir compte de ce contexte. C’est une action qui prend avant tout en compte la nécessité de faire de la Martinique un pays tourné vers l’avenir. De ce point de vue, la politique du Conseil général a résolument tenu compte de la nécessité de servir la jeunesse qui constitue, pour notre pays, un atout essentiel. C’est le sens de notre engagement très fort en faveur des collèges ou de notre politique volontariste d’aide aux étudiants. Nous avons pris, à ce niveau, le parti de contribuer, au maximum, à l’égalité des chances. Nous pouvons aussi légitimement être fiers de l’aide soutenue apportée aux acteurs sportifs et culturels, également à certains secteurs économiques, notamment l’agriculture et la pêche. Fiers aussi de notre effort en faveur des routes départementales, de notre politique de l’eau et de notre contribution à la définition d’un projet de transport moderne et opérationnel pour les Martiniquais. Nous pouvons aussi légitiment nous prévaloir de la mise en place de nombreux équipements structurants pour la Martinique, comme, pour citer les plus récents, la Gare multimodale de Fort-de-France - dont les travaux sont très avancés - ou encore le Centre de Découverte des Sciences de la Terre à Saint-Pierre, qui témoigne de la volonté du Conseil général de contribuer au développement équilibré de toutes les parties du territoire martiniquais. Nous devons aussi valoriser notre pari réussi de contribuer à domicilier, au sein de nos services techniques et j’y suis très attaché -, les technologies les plus avancées, notamment pour les mettre au service de la sécurité des Martiniquais (Système d’Information Géographique, Système Départemental d’Alerte de Crues, Réseau d’appareils de mesures télégérés,). Nous devons également valoriser notre politique ambitieuse dans le domaine de la solidarité. Solidarité envers les communes ; solidarité surtout envers les personnes : action en faveur de l’enfance et de la petite enfance ; Action en faveur des personnes âgées, et, dans ce domaine, vous savez les dispositifs innovants initiés, tels la Télé-assistance ou le portage de repas à domicile. Autant d’actions qui, soulignons-le, financent quelque 4 600 emplois chaque année. |
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vous le voyez, nous pouvons véritablement parler d’une politique d’envergure. Au service de la solidarité mais aussi - et les choses sont liées - au service du développement. Une politique largement reconnue et qui a valu à notre Collectivité d’obtenir plusieurs prix : pour la mise en úuvre des emplois jeunes, pour notre action en matière de démoustication ou encore pour la contribution au développement durable, avec notre Station d’Essai en Cultures Irriguées, à Sainte-Anne. |
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C’est une politique dont nombre de nos compatriotes ne sont, il faut bien le dire, pas toujours pleinement conscients. J’ai encore pu m’en apercevoir lors de la dernière campagne électorale. Il nous appartient certainement de nous donner les moyens de la faire connaître. Cette politique est, en tout cas, fortement empreinte du volontarisme que commande la situation de la Martinique d’aujourd’hui et que traduit l’augmentation de 20% de la part de notre budget consacrée à l’investissement cette année. Une augmentation rendue possible par un recours courageux à l’emprunt et qui est destiné à soutenir davantage le secteur économique, et notamment le B.T.P., et, du même coup, à stimuler l’emploi. Pour autant, chers collègues, nous savons tous que beaucoup reste à faire. Que ce qui a été fait ne doit servir qu’à renforcer notre détermination à aller plus loin ! Cette année, nous avons, bien entendu, à mettre en úuvre les orientations budgétaires que j’ai soumises à notre assemblée en novembre dernier. Nous devrons notamment amplifier notre partenariat avec les acteurs de l’économie sociale, car nous la savons porteuse de solutions alternatives aux secteurs de l’économie traditionnelle et créatrice d’emplois. Autre priorité de notre action, cette année : c’est de conforter les actions de solidarité en faveur de la population martiniquaise. De renforcer aussi le partenariat avec les communes. Dans ce dernier domaine, cela prendra la forme, dès cette année, de contrats de développement solidaire pluriannuels passés entre le Conseil général et les communes. |
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devra aussi inévitablement tenir compte, dans les mois qui viennent, des enseignements à tirer de la double échéance électorale que nous venons de vivre. Sans vouloir évidemment en faire ici une analyse approfondie, je crois que nous devons être attentifs à au moins deux des messages que nos compatriotes nous ont adressés à cette occasion :
Une aspiration très perceptible à l’occasion de ces deux scrutins, quelle qu’ait été l’issue de la consultation de décembre dernier. Une aspiration qui est aussi, de toute évidence, inséparable de l’attachement de nos compatriotes à une plus grande efficacité de l’action publique en Martinique. Nous devrons nous attacher à y répondre. Et cela passe, en grande partie, par la mise en úuvre d’une collaboration plus approfondie et plus efficace entre le Conseil général et le Conseil régional. Nous devons, en effet, absolument faire en sorte de créer, dans l’intérêt de la Martinique, les conditions d’une plus grande coordination et de la meilleure harmonisation possible des politiques des deux collectivités. Cela ne suffira certes pas à produire tous les effets escomptés de l’instauration d’une collectivité et d’une assemblée uniques, mais cela s’avère tout à fait indispensable ; notamment si la loi de décentralisation, actuellement en examen au Parlement, devait être votée en l’état et venir aggraver encore l’enchevêtrement de compétences que nous connaissons déjà et que nous sommes nombreux à dénoncer. |
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Vous voyez que les défis que nous avons à relever ensemble sont nombreux. C’est l’intérêt général de la Martinique qui nous commande de nous donner les moyens de les relever et, pour ce faire, de créer les conditions d’une mobilisation optimale de notre Collectivité. Mobilisation de notre administration départementale pour qu’elle accomplisse, avec le plus d’efficacité possible, sa mission de service public local. Mobilisation des élus que nous sommes pour répondre aux attentes de nos compatriotes et pour faire du Conseil général une collectivité tout à la fois de gestion et de mission au service de la Martinique et des Martiniquais. Merci de votre attention. |
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CONSEIL
GENERAL DE LA MARTINIQUE
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