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Débat de15H50

M. Jean-Jacques SEYMOUR- Merci. M. MACDISSI souhaite avoir la parole.

M.MACDISSI ­ Je voulais juste apporter une précision sur l’IDH. Il s’agit du rang. La Martinique occupe la douzième place et Haïti 159ème place. Il ne s’agit pas de la valeur. J’ai insisté sur le niveau de vie.

M. Jean-Jacques SEYMOUR - Pour des questions d’organisation et de timing de certains participants, je viens de me mettre d'accord avec le Président LISE, il n’y aura pas de débat là-dessus. Le Président LISE va faire une petite intervention suivie de la conclusion très rapide de Monsieur DELBLOND et puis on reviendra pour un autre colloque.

M. Le Président Claude LISE - C'était juste pour réagir sur les réformes souhaitables concernant les mesures de la loi d’orientation et plus particulièrement celles qui concernent le désendettement. Nous avons tenu une réunion à la préfecture il y a quelques jours ; effectivement il y a une différence entre la Guadeloupe et la Martinique, il faudrait se demander pourquoi, c’est le même texte appliqué mais, en réalité, que voyons-nous ? Une patrie des participants de cette réunion a considéré qu’il n’y avait pas assez d’informations. On en donne depuis pratiquement un an. Et puis, lorsque un peu plus loin, beaucoup ne veulent pas s’engager. Ils ne veulent pas signer de papiers reconnaissant qu’ils doivent rembourser. Autrement dit, il faudrait dès le départ, qu’il n’y a pas à payer. Cela pose le problème de fiscalité dans un nouveau statut. Ça ne sera pas facile. Il y a vraiment une ambiance culturelle de la non-solidarité dans ce domaine et il faut y réfléchir.

Concernant les mesures sociales, beaucoup d'entreprises pourraient bénéficier de cela et créer des emplois. Je ne suis pas d’accord sur ce qu’a dit Monsieur LAOUCHEZ tout à l’heure. Aux USA, on a créé des millions d'emplois avec de très petites entreprises. Je ne vois pas pourquoi ici on ne pourrait pas le faire. Je ne vais pas m'étendre là-dessus mais je connais deux cas de petits artisans, qui, en combinant les mesures de la loi d'orientation et la défiscalisation ont embauché du monde. Ils sont partis d’une entreprise avec zéro salarié et en ont maintenant 5. Dans les deux cas, il s’agit d’artisans venant de l’extérieur. Ils sont venus, ont étudié les textes et ils sont en train de devenir des chefs d'entreprise. A côté de cela, je supplie certains artisans qui m’expliquent qu’ils travaillent seuls et que c'est à cause de cela qu'ils ne peuvent pas produire. Je leur dis que maintenant ils peuvent embaucher ne serait-ce qu’une personne pour produire. En  fait, des mois après avoir donné des papiers, ils n'ont toujours pas créé un emploi. Par contre, ils ont toujours des petits jobeurs dans les conditions que vous connaissez. Je veux bien participer à une réforme mais, il faut déjà une réforme des mentalités. Ça a déjà été dit.

M. Jean-Jacques SEYMOUR ­ Les conclusions du colloque avec Maurice DELBLOND.

Antoine DELBLOND jusqu’à nouvel ordre. Dans la presse, il y a plusieurs DELBLOND, c’est peut-être de là que vient le lapsus. Je devais faire une synthèse et on me demande d’être très bref. Je voulais dire, tout simplement, que c’est tous les participants aujourd'hui que j’ai entendu et même ceux que je n’ai pas entendus, se sont manifestés par leur présence, leur attention, tout le monde a salué l’initiative du président LISE. Faut-il que j’ajoute la mienne ? Certainement. Cette manifestation a été un moment fort, sans prétention. Un moment fort dans l'information et peut-être aussi, avec modestie, dans l’éducation des gens, de tous ceux qui sont aujourd'hui, pour beaucoup dans l’expectative, pour d’autres en réflexion et pour d'autres déjà en projet.

C’est le jeu de la démocratie. Cela prouve bien que nous sommes dans un environnement de gens responsables. Cela fait énormément plaisir à celui qui, tout en étant attaché à son pays d’origine, est quand même, pendant une bonne partie de l’année, éloigné de ses bases. Cela me fait plaisir de voir cette maturation. Je crois que, contrairement à ce que pouvaient laisser entendre quelques propos sont des gens bien formés ­ c’est ce que disait mon voisin ce matin ­ mais surtout ce sont des gens responsables. On est mature. On n'est plus dans les années 60 ; on n'est plus dans les années 70, ni même dans les années 80. Je suis fier de voir cette entité, ces gens responsables qui sont capables de réfléchir sereinement, de regarder ce qui se passe autour d’eux, de réfléchir avec nos voisins Guadeloupéens et d’élaborer un projet. Si demain ce projet pouvait être un projet mûri, construit au service du développement de notre pays, nous aurons, notre génération ainsi que celle qui vient, marqué de notre empreinte l’avenir de ce pays. C'est tout ce que je voulais dire et je vous remercie tous chaleureusement d'être restés jusqu'à maintenant pour participer à ce débat.

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7eme Débat